
Housseini Amion Guindo : Nous suggérons à Assimi de s’impliquer personnellement pour apaiser les tensions
Housseini Amion Guindo : Nous suggérons à Assimi de s’impliquer personnellement pour apaiser les tensions
La Convergence pour le développement du Mali (Codem) a tenu sa troisième assemblée générale annuelle au CICB les 17 et 18 décembre 2022. Elle était présidée par le président de cette formation, Housseini Amion Guindo.
Le président du Codem a profité de l’occasion pour exhorter le président de la transition, le colonel Assimi Gota, à s’investir personnellement dans la réduction des tensions avec l’élite politique et le grand public afin de favoriser un environnement propice à des élections libres et équitables. Trois grands thèmes ont été abordés lors des travaux de ce troisième congrès, dont un bref résumé des activités du parti depuis son dernier rassemblement en 2017, l’état de la nation, et la politique proposée par le Codem pour sortir le pays des crises persistantes et lui permettre de se lancer sur un véritable bouleversement politique, économique et social. Dans son discours sur l’état de la nation, le président du Codem, Housseini Amion Guindo, a noté que le 3e congrès du parti se déroule dans un contexte « extrêmement particulier, à savoir, la vie dure, la cascade de grèves sociales, la situation économique très grave résultant des effets cumulés de l’embargo de Cédéao, de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine ; le niveau croissant d’insécurité dans presque toutes les régions. »
En outre, il a été noté que l’agenda politique de la transition risque de compromettre les délais des élections législatives, présidentielles, locales, régionales et générales qui ont été rendus publics par le gouvernement le 3 juillet 2022. En conséquence, il a remis en question la sincérité de certains acteurs éminents en ce qui concerne la régularité, la transparence, la démocratie et l’inclusivité de ces élections. A cet égard, il a évoqué, entre autres, la violation de la nouvelle loi électorale dans la mise en place des structures d’Aige, l’absence d’un système transparent et inclusif d’approbation des candidats aux prochaines élections, l’applicabilité de la nouvelle loi électorale loi, notamment la disposition de l’article 155 permettant à certains responsables de la transition de comparaître, qui a déjà suscité un débat politique, et les nombreuses doléances.
Afin d’assurer le succès du processus électoral 2023-2024, le président du Codem a lancé un appel aux plus hautes autorités pour qu’elles adoptent les mesures nécessaires à l’organisation et au déroulement d’élections apaisées et sécurisées.